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9 orientations politiques prioritaires et les mesures associées


  1. Valoriser la dimension sociale du mariage, et le conforter dans sa dimension institutionnelle :
    Définir explicitement le mariage dans le code civil comme l’union durable d’un homme et d’une femme.
    Exprimer en droit et traduire en mesures concrètes la gradation des engagements conjugaux au regard des devoirs que les conjoints contractent entre eux, envers leurs enfants et envers la société dont il faut, par un juste retour des choses, préciser les engagements.
    Si tel n’est pas le cas, les gens « mariés » seraient en droit de plaider la discrimination

  2. Reconnaître le premier corps social que constituent les familles
    Dans la participation effective des institutions et mouvements familiaux au dialogue social et civique.
    Par la place conférée à ces instances dans les organismes gestionnaires de la sécurité sociale, du logement, de l’éducation, de l’emploi.
    Par l’instauration du suffrage familial dans les élections locales.
    Si tel n’était pas le cas, l’appel à la responsabilité et l’éducation civique des parents comme des enfants continuera à rester de l’ordre du discours.

  3. Permettre à chaque famille d’avoir le nombre d’enfants qu’elle désire par des mesures nouvelles, en priorité en faveur des familles de trois enfants et plus.
    Des prestations familiales revalorisées sans conditions de ressources et une fiscalité indirecte et locale prenant en compte obligatoirement le nombre de personnes à charge.
    Des politiques déjà mises en place à amplifier, carte familles nombreuses, prêts à taux zéro pour le logement et les biens d’équipement lourds (voiture..).
    Un effort prioritaire en faveur du logement, premier espace vital de toute famille, pour tous, adapté au nombre d’enfants, à l’accueil des personnes handicapées et/ou âgées.
    Si tel n’est pas le cas, les mesures préconisées par la commission européenne pour relever le défi démographique et l’abyssal déficit budgétaire créé par le poids des retraites s’avéreraient illusoires dès la décennie à venir.

  4. Des politiques sociales qui prennent en compte la dimension familiale :
    Introduire la dimension familiale dans toutes les politiques de lutte contre l’exclusion et la grande pauvreté (éducation, logement, minima sociaux, emploi…) par la prise en compte systématique des personnes à charge (aînés et enfants).
    Concevoir une politique d’intégration fondée sur l’accompagnement des familles plutôt que sur les individus (ne serait-ce que pour éviter autant que faire se peut de contribuer à la déstructuration des familles par la séparation des enfants de leurs parents).
    Rehausser l’ambition des politiques de regroupement familial en les soumettant à des conditions impératives de justice, d’hygiène et de sécurité. Prohiber de la manière la plus résolue toutes les dérives qui se développent (mariages blancs, paternités blanches, polygamie, trafic d’enfants…).
    Donner une formation « familiale » aux travailleurs et éducateurs sociaux, aux enseignants, aux personnels « Sécurité et Justice ».
    Si tel n’est pas le cas, la fracture sociale continuerait à s’agrandir, l’individu étant laissé seul dans une situation d’assistanat.

  5. Redonner confiance aux parents dans leur capacité à éduquer leurs enfants.
    L’instauration généralisée d’une formule « chèque service » pour favoriser le libre choix des parents de leur mode de garde comme de l’établissement scolaire.
    Affirmer la primauté de la famille et des parents dans l’éducation : éducation affective et sexuelle, civisme, culture et éducation religieuse …
    Revalorisation des pensions de réversion en respectant le principe d’équité entre parents et tenant compte des périodes d’ « inactivité » salariée
    Mettre en place les politiques d’accompagnement nécessaire, notamment la mise en œuvre accélérée d’une politique familiale de prévention, notamment par le développement des « Réseaux d’Ecoute et d’Accompagnement à la Parentalité » (REAP). Ces derniers doivent être mis en œuvre selon l’idée originelle d’une responsabilisation des parents eux-mêmes dans la prise en charge effective de l’éducation de leurs enfants. Seule cette approche reconnaissant les parents comme « premiers éducateurs » permettra de faire face efficacement aux violences et aux désordres sociaux.
    Par le développement des mesures déjà prises, pour contrôler et coopérer tout à la fois avec les acteurs médiatiques de ce secteur, en prévoyant la présence du corps familial dans toutes les instances indépendantes.
    Par une politique nationale et européenne de prévention et de sanction contre toute forme de diffusion de la drogue, du trafic d’êtres humains, et de leur exploitation par la pornographie ou la pédophilie notamment au travers des moyens de communication.
    Si tel n’est pas le cas,le durcissement actuel et envisagé des sanctions envers les parents, pour approprié qu’il soit face aux incivilités et aux violences constatées , ne feront qu’exacerber les fractures familiales et la démission des parents.

  6. Réconcilier l’entreprise et les familles
    Développer le travail à temps partiel et les formes de congés parentaux
    Mettre en œuvre une politique des acquis de l’expérience, permettant la réinsertion dans la vie professionnelle.
    Encourager les services d’entreprises aux familles
    Respecter le repos dominical
    Si tel n’est pas le cas, la peur de constituer une famille, la déstructuration des familles que ce soit par le travail ou la perte d’emploi seraient accentuées, notamment au moment où le père comme la mère cumulent entre 35 et 50 ans à la fois charges professionnelles et devoirs familiaux.

  7. Une véritable politique d’accueil de la Vie et de toutes les vies
    Corriger les lois bioéthiques qui légalisent des dérives moralement inacceptables, attentatoires à la vie humaine dès sa conception, en particulier le Dépistage Pré Implantatoire et la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
    Promouvoir les méthodes de régulation naturelle des naissances auprès de l’ensemble des personnels médicaux et sociaux, et développer l’éducation des jeunes à l’amour vrai.
    Etudier scientifiquement le syndrome post abortif et mettre en œuvre les politiques préventives et de suivi qui en découlent.
    Créer dans tous les départements pour les femmes enceintes et isolées, des maisons d’accueil, maisons prises en charge dans le cadre de la protection de l’enfance.
    Si tel n’est pas le cas, le choix de l’accueil de la Vie continuerait à faire l’objet d’une discrimination grandissante. Les pressions auxquelles sont très souvent soumises les femmes, les pratiques abortives et les dérives eugéniques de tri des embryons sont inacceptables alors qu’elles se développeront encore.

  8. Respecter la fin de vie
    Développer les soins palliatifs pour tous les âges de la vie.
    Développer et valoriser les parcours professionnels des services à la personne,
    Augmenter les déductions fiscales pour la prise en charge des personnes dépendantes (une part supplémentaire).
    Revenir sur les dispositions de la loi sur la fin de vie qui permet d’assimiler l’alimentation et l’hydratation à des traitements.
    Si tel n’est pas le cas l’équilibre instauré par la Loi sur la fin de Vie serait rompu et la dérive, déjà sensible, vers l’euthanasie passive et active serait accélérée.

  9. Famille et droits de l’Homme
    Les parents doivent pouvoir librement et sans discrimination transmettre leurs convictions philosophiques et religieuses à leurs enfants, transmission qu’il convient cependant de situer explicitement dans une perspective d’éducation à la liberté et à la responsabilité.
    Seules des raisons relevant de l’appartenance à des mouvements sectaires ou à des organisations portant atteinte à l’ordre public peuvent limiter cette liberté fondamentale
    Tous les textes internationaux affirment que toute personne humaine a droit à une famille, que tout enfant a droit à un père et une mère. La Famille et toutes les familles sont et doivent constituer la première communauté, respectueuse de ce Droit inaliénable et universel. Toutes les déclarations des droits de la famille reposent sur le postulat qu’à ce titre la Famille est la cellule fondamentale de toute société. Ces choix, tous ces choix, librement posés, ont ainsi une portée sociale et sociétale. Ainsi en est-il de la référence des familles à une culture et/ou une pratique religieuse. La CNAFC affirme que les convictions philosophiques et religieuses constituent l’un des fondements de la structuration de toute personnalité et une source de repères.
    Le principe de laïcité, que la France a érigé en principe d’Etat, est ordonné à cette réalité.
    Si tel n’est pas le cas, le communautarisme deviendrait l’expression d’une société éclatée.


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